Comment pratiquer Isha Kriya ? Le guide pas-à-pas (en Français)

Vous êtes débordé ? Toujours en train de courir ? L’Isha Kriya peut vous offrir une pause simple pour remettre un peu d’ordre.

Cette méditation, créée par Sadhguru, dure entre 12 et 18 minutes. Elle est guidée, facile à suivre, et ne demande rien de compliqué. Juste un moment pour vous poser et calmer le mental.

Pour commencer tout de suite, installez-vous confortablement et laissez-vous guider par la méditation en français.:

Par ici si vous avez envie d’en savoir plus sur qui est Sadhguru?

Une philosophie claire: Se détacher pour mieux se comprendre

Et si vous n’étiez pas seulement votre corps ou vos pensées ?

Le cœur de cette pratique repose sur une idée qui peut sembler déroutante au départ.

Depuis toujours, on s’identifie à son corps et à son mental. On dit « j’ai faim », « je suis stressé », « je suis fatigué ». Peu à peu, tout se mélange. On finit par croire que ces états nous définissent entièrement.

L’Isha Kriya propose de faire une petite distance avec cela.

La pratique s’appuie sur cette phrase simple :

« Je ne suis pas le corps, je ne suis pas le mental. »

Il ne s’agit pas de se convaincre de quelque chose. Ce n’est pas une croyance à adopter. C’est une façon d’observer autrement ce qui se passe en soi.

En répétant cette phrase avec le souffle, on commence à voir qu’il existe un espace entre soi et ses pensées.
Et dans cet espace, il devient possible de ne plus subir ce qui se passe intérieurement…

Un point important à respecter

  • « Je ne suis pas le corps » accompagne toute l’inspiration
  • « Je ne suis pas le mental » accompagne toute l’expiration

Le rythme de la respiration guide la pensée. Il n’y a rien à forcer.

Comment pratiquer, simplement

La préparation

Installez-vous assis, les jambes croisées si possible. Le dos reste droit, mais sans rigidité. Si besoin, vous pouvez vous appuyer légèrement, tant que la tête reste libre.

Il est conseillé de se tourner vers l’est, même si ce n’est pas obligatoire.Posez les mains sur les cuisses, paumes vers le haut. Fermez les yeux et relevez légèrement le visage.

Avec cette position, l’attention se place naturellement entre les sourcils. Il n’y a rien à chercher. Cela vient tout seul.

Les trois étapes de la pratique

1. La respiration avec la phrase (7 à 11 minutes)

Respirez doucement, sans effort.

À chaque inspiration, pensez :
« Je ne suis pas le corps »

À chaque expiration :
« Je ne suis pas le mental »

La phrase doit suivre entièrement le souffle. Elle ne doit pas être précipitée. Cette étape permet d’installer une forme de recul. Petit à petit, le mental se calme de lui-même.

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2. Le son « Aaaa » (7 fois)

Après la respiration, vous passez au son.

Ouvrez la bouche largement et faites le son « A » en expirant. Le son part du bas du ventre, sous le nombril. Il n’est pas nécessaire de forcer. Le plus important est de sentir la vibration dans le corps.

Répétez cela sept fois.

3. Le silence (5 à 6 minutes)

Ensuite, restez assis, immobile, les yeux fermés.Le visage reste légèrement relevé.

Pendant ce moment, laissez tout venir sans réagir. Pensées, sensations, petits inconforts… tout peut apparaître. Ne cherchez pas à contrôler. Restez simplement présent.

Pourquoi chaque détail compte

Le son « Aaaa » n’est pas un simple exercice de relaxation. Il agit comme une vibration qui traverse le corps.

Pour que cela fonctionne, il faut que le son soit suffisamment présent pour être ressenti physiquement.

Un autre point essentiel : ne faites pas de pause entre les étapes.

Le passage doit être fluide :

respiration → son → silence

Si vous vous arrêtez, même brièvement, le processus est interrompu.
La continuité permet au corps et à l’esprit de s’apaiser et de se réorganiser en profondeur.

Qu’est-ce qu’on ressent ?

Chacun vit l’expérience à sa manière. Beaucoup se sentent mieux rapidement : moins stressés, plus calmes, parfois une amélioration de la qualité du sommeill. D’autres ressentent de la chaleur, des frissons ou de la légèreté.

Si cela arrive, pas de panique. Observez simplement.t.

Comment conserver cette énergie et ne pas la perdre ?

Comment garder cet état et ne pas le perdre ?

Après une séance d’Isha Kriya, on se sent souvent plus calme, plus ouvert. Mais dès que la journée reprend, ce calme peut vite s’estomper.

Pour le prolonger, Sadhguru conseille un geste simple : porter des graines de rudraksha.

Vous pouvez les garder sur vous sous forme de mala (un collier) ou simplement une graine. L’idée est d’accompagner votre pratique avec quelque chose de concret.

Certaines personnes trouvent que cela les aide à rester dans cet état plus paisible. Comme un rappel discret au fil de la journée.

Si vous en portez pendant la méditation, cela peut aussi vous aider à retrouver plus facilement ce calme ensuite.

Rien d’obligatoire bien sûr. L’essentiel reste la pratique. Mais si cela vous parle, c’est une piste simple à essayer.

Une première marche vers le yoga selon Sadhguru

L’Isha Kriya est une porte d’entrée dans le parcours proposé par la Fondation Isha.

Simple et accessible, elle permet d’abord de créer un espace intérieur. Une base, en quelque sorte.

C’est cette base qui vous aide ensuite à aborder des pratiques plus avancées, comme le Shambhavi Mahamudra Kriya, sans vous sentir perdu.

En résumé, l’Isha Kriya est une première étape. Une pratique simple, discrète, mais vraiment utile au quotidien.

Vous pouvez aussi lire notre article pour mieux comprendre la philosophie de sadhguru

Ce que dit la science

La méditation et le yoga montrent des effets positifs sur le stress et l’humeur. Pour l’Isha Kriya en particulier, plusieurs études et retours cliniques font état d’améliorations (tension, fatigue, anxiété) chez certains groupes. Restez prudent·e : les résultats sont individuels et la qualité des travaux varie. En résumé : promesse intéressante, preuves en cours.

À qui s’adresse cette pratique ?

Elle peut convenir à toute personne qui cherche à apaiser son mental. En revanche, si vous avez des antécédents psychiatriques importants, prenez le temps d’en parler avec un professionnel avant de commencer. Mieux vaut avancer tranquillement et en sécurité..

Pourquoi commencer maintenant ?

Parce que cette pratique est simple. Elle demande peu de temps, une dizaine de minutes par jour, et un peu de régularité.

Après une journée bien remplie et souvent épuisant, prendre ce moment permet de souffler et de retrouver un esprit plus clair.

Avec le temps, si vous sentez un mieux, l’Isha Kriya peut devenir une base pour aller plus loin, vers des pratiques comme le Shambhavi Mahamudra Kriya ou d’autres proposées par la Fondation Isha.

Petits conseils pratiques

  • Privilégiez un moment calme (matin au réveil ou soir).
  • Évitez de pratiquer juste après un repas copieux.
  • Portez un Rudraksha pendant la pratique pour ancrer votre méditation et créer votre propre cocon énergétique protecteur.
  • Notez brièvement votre ressenti chaque jour : deux lignes suffisent.

Trouver le rudraksha adapté à ma pratique spirituelle

En bref

L’Isha Kriya est simple, concrète et facile à essayer.Pas besoin de matériel, pas de notions compliquées. Juste une pratique pour respirer, prendre un peu de recul et retrouver de l’espace à l’intérieur.

Prenez 12 minutes aujourd’hui avec la vidéo, et voyez par vous-même si cela vous fait du bien

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