Le mystère derrière les perles
On les voit de plus en plus.
Autour du poignet dans les studios de yoga, portés en collier ou simplement comme un bijou aux accents spirituels, les malas font désormais partie du paysage.
Nés dans les monastères de l’Himalaya, ils ont traversé les siècles et les cultures pour trouver leur place dans notre quotidien. Aujourd’hui, le mala tibétain évoque le calme, la méditation et la pleine conscience.
Mais derrière ces perles au toucher doux se cache bien plus qu’un bel objet.
Le mala porte une histoire ancienne, une symbolique précise et un lien profond avec les grandes traditions spirituelles d’Asie.
Cet article vous propose de découvrir cinq aspects essentiels du mala, souvent méconnus, qui permettent de le comprendre autrement. Vous verrez qu’il ne s’agit pas seulement d’un bijou, mais d’un véritable support de pratique et d’intention.
Le nombre 108 : un repère ancien et symbolique
Le mala traditionnel est presque toujours composé de 108 perles.
Ce chiffre n’a rien d’anodin. Il revient sans cesse dans les textes spirituels, scientifiques et symboliques de l’Inde ancienne.
Quelques repères pour mieux comprendre :
- Astrologie védique : 12 maisons astrologiques multipliées par 9 planètes donnent 108
- Langue sanskrite : l’alphabet compte 54 lettres, chacune associée à une énergie masculine et féminine, soit 54 × 2
- Yoga et énergie : les textes évoquent 108 canaux d’énergie reliés au chakra du cœur
- Bouddhisme et hindouisme : on retrouve 108 épreuves, 108 noms du Bouddha et de grandes divinités
- Symbolique des chiffres :
- 1 pour l’unité
- 0 pour le vide et la plénitude
- 8 pour l’infini
- Observation du cosmos : certaines proportions entre la Terre, la Lune et le Soleil correspondent aussi à ce nombre
Lorsque l’on égrène un mala 108 perles, on ne fait pas qu’un geste mécanique. On suit un cycle ancien, pensé comme un écho à l’ordre du monde.
Les règles d’usage à connaître
La tradition autour du mala repose sur quelques principes simples.
- Il est traditionnellement utilisé avec la main gauche
- Les perles glissent entre le pouce et le majeur, sans utiliser l’index
- Le mala est personnel et ne se prête pas
- Avant la première utilisation, une purification ou une bénédiction est conseillée
Ces gestes ne sont pas contraignants. Ils aident surtout à poser une intention claire.
Bracelet ou collier : deux usages différents
Aujourd’hui, on trouve le mala sous plusieurs formes.
Le collier mala 108 perles
Il est conçu pour la récitation complète des mantras et les méditations longues. C’est la forme la plus traditionnelle.
Le bracelet mala
Plus discret, il compte moins de perles. Il est souvent porté au quotidien comme un rappel simple de ses intentions, et peut aussi servir pour de courtes pratiques.
Les deux répondent à des besoins différents, mais partagent la même origine.
Conclusion: Une intention à poser
Le mala tibétain est un objet simple en apparence, mais riche de sens.
Son nombre de perles, ses matériaux et sa manière d’être utilisé racontent une histoire ancienne, tournée vers le calme, la présence et la répétition consciente.
Mieux le connaître permet de l’utiliser avec plus de justesse, ou simplement de le porter avec un regard différent.
Reste alors une question personnelle : quelle intention souhaitez-vous lui confier ?







